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L'association Lez Vivant présente ses remarques au sujet du SCOT pour 2040

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L'association Lez Vivant présente ses remarques au sujet du SCOT pour 2040

Sur la logique d’ensemble du SCOT

Le SCOT part du principe que le SCOT doit s’adapter à la croissance démographique qui est une donnée exogène. A partir de cette hypothèse, il considère comment la Métropole doit s’organiser pour accueillir cette population et limiter les impacts négatifs sur les ressources naturelles, les paysages, l’environnement, la biodiversité et le climat. C’est donc un SCOT piloté par la demande et par la prolongation des tendances passées. Il nous promet une croissance indéfinie sans envisager les transformations structurelles que cela induit.

Or cette hypothèse n’est ni explicitée ni mise en question. Il est permis de travailler avec l’hypothèse alternative, selon laquelle c’est l’offre globale résidentielle et économique qui pilote la demande et la contrôle.

La question est donc, d’abord, quelle métropole voulons nous pour 2040, une Métropole à la Parisienne, avec ses engorgements, sa pollution et ses autres nuisances, qui contre-balançent les avantages de la concentration et poussent beaucoup d’habitants à la quitter ? Ou bien une métropole qui conserve un équilibre entre la vie économique, l’attractivité touristique, la vie culturelle et la qualité et la diversité de l’environnement et du cadre de vie ?

Dans une telle perspective, c’est l’ensemble des éléments qui constituent le cadre de vie sur la Métropole qui doit être la variable de contrôle et la priorité de la planification territoriale. Il est alors nécessaire, avant d’envisager la planification, d’entamer une réflexion sur les objectifs et les scenarii pour les atteindre.

Sur le principe de compensation

La Métropole de Montpellier connaît depuis des décennies une croissance forte qui s’est traduite par une consommation importante des espaces agricoles et naturels. En particulier, les terres agricoles ont été converties en premier, en raison de la facilité à les transformer à moindre coût. A cela s’ajoute la consommation d’espaces due à la création d’infrastructures de transport d’importance européenne, principalement localisées dans la plaine et les espaces littoraux.

Au bout du compte, les espaces agricoles et naturels qui subsistent sont résiduels, et soumis à une pression élevée de la part des usagers. Ainsi, plusieurs zones ou réserves classées sont–elles soumises à des risques accrus de destruction, par les incendies notamment.

Dans un tel contexte, il est extrêmement hasardeux et risqué de prôner la mise en œuvre du principe de compensation. Les bilans scientifiques des expériences de compensation conduites aux USA ou en France ont démontré qu’en général, l’usage du principe de compensation conduit à un permis de détruire l’environnement à moindre coût pour les promoteurs (C. Calvet, Thèse INRA Avignon).

De plus, la compensation écologique seule ne peut être prise en compte dans un contexte tel que celui de la Métropole de Montpellier. Par exemple, les avantages et le bien-être des usagers des bois de Clapiers ne seront pas compensés par une compensation d’espaces écologiquement analogues situés à des dizaines de kilomètres de leur lieu de domicile, par exemple sur le Causse de l’Hortus ou de Saint Martin de Londres. De la même façon, on ne peut considérer comme socialement équivalents un tronçon de la Vallée du Lez et un autre tronçon du Salaison, de la Cadoule ou de la Mosson, bien que leurs caractéristiques écologiques puissent être ramenées à une aulne commune.

Sur la question du zonage et de la délimitation du cœur de Métropole

Le Scot propose de moduler le développement urbain et les aménagements selon une dualité entre le cœur de Métropole et les communes périphériques. L’urbanisation effrénée des villages au cours des précédents SCOT serait donc ralentie, et les développement nouveaux se feraient principalement dans le cœur de Métropole. Ce choix est défendable, et traduit une volonté de concentrer les accroissements de population là où les infrastructures existent déjà. Nous pouvons le comprendre et le soutenir.

Cependant, nous ne comprenons pas pourquoi le village de Clapiers, qui en terme d’histoire récente, est analogue à ses voisins, est assimilé au cœur de Métropole.

L’impératif de coordination temporelle de l’urbanisation et des aménagements

Dans les communes de la couronne de la Métropole, notamment celles situées au Nord, nous subissons les effets de congestion des voies d’accès au cœur de Métropole. Pourtant, d’importants aménagements et des investissements importants ont été réalisés. Mais le rythme de l’urbanisation des villages de la seconde couronne est plus rapide que celui des infrastructures. Il faut inverser cette logique, et interdire tout développement nouveau avant que les infrastructures de transport n’aient été complétées. C’est bien ce qui a été fait dans le cas du grand collecteur Est, il serait sage d’appliquer ce principe aux infrastructures de transport.

Nous avons donné des exemples tiré du Nord et du Nord Est de la Métropole, mais ce problème est encore plus fort dans le cas de ses portes Ouest, Sud et Est. Ce qui donne une portée encore plus large à notre remarque.

Sur cette question, nous attirons l’attention sur les goulots d’étranglement des portes de la Métropole sur les axes Carrefour de Girac-Pic Saint Loup, Castelnau- Teyran et Vendargues Sommières. Le Lien ne peut résoudre à lui seul les problèmes rencontrés, et il peut même les accroître si l’on ne trouve pas de solutions pour réduire les flux de véhicules sur les pénétrantes ci-dessus. Pourquoi transformer l’ancienne voie SNCF Montpellier-Sommières en piste cyclable plutôt qu’en voie de Tram ?

Les circulations douces, piétons et pistes cyclables

Dans le secteur de la Haute vallée du Lez la circulation piétonne et cycliste est très dangereuse et rend les liaisons entre la rive gauche et la rive droite du Lez impraticable.

Des liaisons spécifiques devraient être prévues et aménagées rapidement, notamment au niveau de Castelnau (Moulin de Navitau) et entre Baillarguet et Montferrier, au niveau de l’ancienne distillerie.

La ressource en eau : aspects qualitatifs et quantitatifs

La consommation d’eau suit plus que proportionnellement la croissance de la population. Or, le débit de la source du Lez est déjà presque entièrement consommé, et les explorations de sources complémentaires d’origine karstique ont été vaines. La seule alternative pour faire à l’accroissement de la population est alors l’eau du Rhône. Cela pose un double problème, qualitatif et quantitatif.

Au plan qualitatif, si l’on maitrise à peu près les problèmes bactériens, on connaît peu les destins des métaux lourds et des éléments comme les hormones.

Quels seront les impacts à long terme sur la santé publique ?

Au plan quantitatif, l’eau du Rhône est dejà utilisée pour soutenir les étiages du Lez, en substitution de l’eau de la source, entièrement dérivée vers la consommation humaine. Quels sont les impacts environnementaux de ces usages ?

Le risque Inondation

Une gestion prudente du risque Inondation consisterait à le gérer en amont, y compris hors de la Métropole, au niveau notamment du bassin versant du Lirou.

Les données de Vigicrues montrent en effet de façon magistrale que le Lirou contribue de façon importante, lors des événements cévenols, à la constitution des crues, mesurées au niveau de Lavalette ou du Pont de Carigliano.

Une seconde source est constituée par les émissaires des eaux pluviales et l’engorgement de Station MAERA.

Réflexions sur la continuité écologique et les effets pervers dans le cas du Lez

Le Lez, malgré la faible longueur de son cours, est le support d’une riche histoire d’aménagements hydrauliques et de moulins, qui est bien documentée grâce au travail des associations. Au cours de l’histoire, la valorisation de l’énergie hydraulique par la réalisation de canaux d’amenée, de chaussées et des moulins n’a pas empêché le développement d’une vie aquatique riche et diversifiée. Il est donc prudent de ne pas appliquer la doctrine de la continuité écologique de façon dogmatique en acceptant ou même en promouvant la destruction de ces aménagements. Dans ce contexte, la préservation et la restauration de certains seuils et canaux d’amenée doit être un objectif de court et moyen terme.

La préservation du patrimoine naturel et architectural dans la Haute Vallée du Lez (Les Belvédères du Lez)

Préserver et valoriser le patrimoine naturel, paysager, architectural et culturel de la haute vallée du Lez est un objectif légitime à l’horizon du SCOT car ils sont des éléments important de la qualité du cadre de vie des populations, mais aussi un élément du développement touristique. La valorisation de ce patrimoine par les points hauts de la vallée et la constitution d’une documentation correspondante sur chacun d’eux justifie qu’on développe un réseau de sentiers de petite randonnée le long de la Vallée.

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